Dossier

La Maison ronde, une porte ouverte sur un meilleur avenir

Photo : Justine Latour

Depuis son ouverture en 2015, la Maison ronde a progressivement gagné en popularité, tant pour son Café, qui offre des mets à saveur autochtone, que pour le programme de préemployabilité qui permet à des personnes des Premières Nations et Inuits d’améliorer leur sort. Une grande fierté pour les participants, comme pour l’équipe de L’Itinéraire.

Au cours des sept dernières années, le Café de la Maison ronde, le seul café autochtone à Montréal, administré par L’Itinéraire, a su peaufiner son menu et diversifier ses recettes de pains banniques salés et sucrés, de tacos autochtones, ses cafés de toutes sortes et autres délices d'inspiration autochtone.

Le Café, situé au cœur du square Cabot à côté du métro Atwater, est fréquenté par des populations autochtones et des travailleurs des bureaux environnants, en plus d’attirer une clientèle venue de partout, curieuse de découvrir ce lieu unique.

Unique en effet, parce que le Café sert également de plateau de travail pour des jeunes Autochtones qui sont éloignés du marché du travail depuis longtemps. Ils peuvent faire des quarts de travail de quelques heures comme baristas et aides à la préparation et au service.

Pour la plupart, les chemins qui les ont menés à la Maison ronde ont été semés d’embûches et de défis, allant de problèmes de consommation à l’itinérance. Le programme est un premier pas pour s’en sortir. Car le simple fait de se présenter à l’heure et de travailler quelques heures d’affilée est pour plusieurs d’entre eux une amorce vers une réintégration dans le monde du travail.

Accueillis, peu importe où ils sont rendus

Dispensé en deux volets, le programme Maison Ronde connaît un succès grandissant, notamment en raison du bouche à oreille et des recommandations de cohortes passées.

Marilou Maisonneuve, chargée de projet de la Maison ronde explique: « C’est un endroit où on peut manger et boire autochtone, mais c’est plus encore. C’est aussi un endroit pour que les Autochtones, peu importe où ils sont rendus dans la vie, puissent venir travailler et développer des compétences de vie et d’employabilité. »

Le volet 1 est destiné aux personnes qui en sont à leur première incursion à la Maison ronde. Leurs statuts sont variés, allant de la personne en situation d’itinérance à celle qui se retrouve entre deux emplois, ou qui se cherche. « Cette année, on a une quinzaine de participants au volet 1 qui font chacun un quart de travail au Café par semaine. On a même une liste d’attente. Certains reviennent, d’autres sont seulement de passage », informe la chargée de projet.

Le volet 2, quant à lui, est destiné à ceux et celles qui reviennent. Cette deuxième phase du programme s’adresse aux 18-30 ans qui ont fait preuve d’une volonté d’aller plus loin. Ce deuxième volet est aussi fait pour les gens qui veulent s’engager pendant six mois dans un processus de retour au travail ou sur les bancs d’école. « C’est une belle occasion de pouvoir s’orienter dans la vie, et de voir quel emploi ils veulent ou s’ils souhaitent retourner aux études. Je leur dis d’en profiter, parce que ce n’est pas souvent qu’on dispose de six mois pour décider de ce qu’on veut faire dans la vie et d’être payé pour le faire », signale Marilou Maisonneuve. Elle ajoute qu’il y a encore plus de participants que les années précédentes.

Lorsqu’ils ne sont pas envoyés par des amis et connaissances, les participants sont aiguillés vers le programme par des partenaires de référencement comme le Foyer pour femmes autochtones de Montréal, Chez Doris, Projets autochtones du Québec et Montréal Autochtone, entre autres.

« C'est un endroit où on peut manger et boire autochtone, mais c'est plus encore. C'est aussi un endroit pour que les autochtones, peu importe où is sont rendus dans la vie, puissent venir travailler et développer des compétences de vie et d'employabilité. »

Cet extrait d'article vous est offert gracieusement par L’Itinéraire.

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