Éditorial

Ouf !!!

On attendait ce déconfinement comme une bouffée d’air frais qui ventile une pièce qui sent le vieux renfermé!

J’espère que vous lisez votre L’Itinéraire bien assis à une terrasse d’un resto qui a survécu aux longs mois de disette engendré par ce foutu virus. Et bien entourés de votre famille ou amis, jusqu’à tard dans la soirée à part de ça. Il était temps, n’est-ce pas?

J’espère aussi que vous allez recevoir sous peu votre deuxième dose de vaccin, si ce n’est pas déjà fait, et qu’on va tous et toutes continuer d’observer les mesures de la Santé publique pour éviter que la COVID ne reprenne le dessus.

Je me réjouis également que nos aînés qui vivent en résidence ou dans des CHSLD profitent enfin d’un assouplissement du confinement avec des droits de visite de leurs proches. Leur situation a été particulièrement crève-cœur ; ces personnes ayant été très longtemps reléguées à leurs chambres et privées de voir leurs familles. C’était d’ailleurs le cas de l’un de nos camelots, Gilles. Pendant de longs mois, il n’a pas eu le droit de sortir de la résidence où il habite, une forme d’emprisonnement qu’il tolérait mal. Il nous appelait tous les jours pour jaser, pour briser l’isolement. Aujourd’hui, il est «libéré» à son plus grand soulagement et au nôtre aussi !

Un coup d’œil sur nos activités en temps de pandémie

Début juin, c’est le temps de faire le bilan pour les organismes communautaires, comme toutes les entreprises d’ailleurs, qui doivent produire leur rapport d’activités. Dans ce numéro, nous vous donnons un aperçu du nôtre.

Ce regard en arrière que nous vous proposons nous permet de constater tout le chemin parcouru depuis mars 2020. Je suis fière de faire partie d’une équipe résiliente qui a été proactive et a fait preuve d’initiative pour affronter une situation à laquelle aucun d’entre nous n’était préparé. Grâce à un leadership fort et à l’esprit de solidarité des employés et des camelots, nous avons avancé et même progressé dans un contexte d’incertitude totale.

Tout au long de cette épreuve, nous avons soutenu nos camelots. Personne n’a été laissé derrière. Faut dire que ç’a été un choc pour ces hommes et ces femmes, pour qui L’Itinéraire fait partie intégrante de leur vie, de voir la vente du magazine dans la rue suspendue pendant six mois. Sans oublier l’impossibilité de se rassembler pour socialiser et pour participer aux activités de l’organisme, si bénéfiques pour eux. Un dur coup pour la santé mentale de plusieurs d’entre eux et elles. Mais nos camelots sont restés proches. Et comme nous, ils piaf- faient d’impatience de vous retrouver sur leurs spots de vente. Au moment d’écrire ces lignes, on attendait aussi que la STM autorise nos camelots à réintégrer leurs points de vente dans les stations de métro de Montréal, Laval et Longueuil.

Du côté du programme de la Maison ronde, destiné à de jeunes Autochtones et Inuits, il n’a jamais été aussi bien rodé pour entamer sa 6e saison! Les six nouveaux employés autochtones et allochtones encadrent une demi-douzaine de participants qui travailleront au Café de la Maison ronde, au square Cabot. On a hâte de vous y recevoir !

Une entrevue qui fait du bien!

Et enfin, pour se faire plaisir, tant à nous qu’à vous chères lectrices et chers lecteurs, nous vous proposons une belle rencontre avec la très talentueuse chanteuse Dominique Fils-Aimé. Une femme qui vit littéralement sa musique tout en profondeur. À travers ses réflexions sur la vie et sur son art, elle nous offre de véritables perles de sagesse. Une entrevue qui fait du bien !