Mots de camelots

Poème pandémique

Poème pandémique
Joseph Mathurin


J’aurais préféré ne jamais te connaître

Dès que tu t’es présenté, je ne t’ai pas aimé

Ni moi ni les autres

Mais tu t’es tout de même collé à nous

Nous nous sommes cachés, protégés

On nous a confinés et masqués

Mais tu es tout de même parvenu à entrer et à frapper

Tu nous maintiens encore maintenant dans la peur

Encore plus éloignés les uns des autres

Notre nouvelle devise : craignons-nous les uns les autres

Tu es allée trop loin, tu as commis l’impardonnable

Lâche, tu t’es attaqué aux plus vulnérables et à nos aînés

Que tu as muselés à jamais sans qu’on puisse même leur dire au revoir

Tu peux partir, salopard. Va-t’en.

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