Éditorial

Un retour à la « normale »

S’il y a une certitude, c’est que dans la vie, il n’y a pas de certitudes. Surtout par les temps qui courent. On n’aura jamais autant vécu dans l’inconnu du lendemain.

Mais l’être humain est une espèce résiliente qui sait s’adapter et aller de l’avant. Nos camelots en sont la preuve : après un difficile confinement, ils sont de retour dans les rues de Montréal et en région pour vendre L’Itinéraire ! Après avoir suivi une formation rigoureuse sur les mesures sanitaires pour rendre la vente du magazine sécuritaire tant pour vous que pour eux, ils sont fins prêts à retrouver leurs clients qui leur ont tant manqué. Plusieurs d’entre eux offrent également l’option d’une transaction sans contact avec le paiement par texto, une méthode aussi simple que fiable.

Savoir s’adapter

Il est bien évident que la période de confinement a chamboulé nos habitudes de vie. Si pour certains ces derniers mois ont été un temps d’arrêt salutaire pour faire le point et apporter des changements dans leur vie, pour d’autres, la pandémie a fait mal. Il y a eu des pertes humaines, des situations crève-cœur causées par la distanciation, des fermetures d’entreprises, des pertes d’emplois et j’en passe. La santé physique et mentale de beaucoup de gens a été mise à rude épreuve.

À L’Itinéraire, nous n’avons pas été épargnés. Mais nous vivons avec la précarité depuis fort longtemps, et c’est sans doute ce qui nous a permis de poursuivre notre mission, en dépit de la COVID-19. Cette résilience et cette capacité de s’adapter, doublées du soutien ô combien précieux de vous, lecteurs et lectrices, des partenaires et généreux donateurs nous ont aidé à maintenir nos activités.

Depuis mars, si vous n’avez pas vu nos camelots vendre le magazine dans la rue, la machine roulait quand même en arrière-plan. Bien sûr, les camelots ont été contraints de rester chez eux, mais nous avons maintenu un contact constant avec eux et nous leur avons procuré un soutien alimentaire avec l’envoi de cartes d’achats d’épicerie pendant plusieurs semaines. Et au fur et à mesure de l’allègement du confinement, ils ont pu recommencer à venir manger au Café, recueillir des denrées alimentaires et briser leur isolement en se retrouvant entre eux, le tout, bien sûr, en respectant les distances prescrites.

L’impatience de ce retour était palpable depuis plusieurs semaines. « Quand est-ce qu’on va pouvoir recommencer à vendre ? » Si on n’a pas entendu cette question 100 fois, on ne l’a pas entendu du tout ! Et voilà, nous y sommes enfin.

Nous souhaitons de tout cœur que la population soit au rendez-vous et continue d’encourager L’Itinéraire et ses camelots. Parce qu’on n’est pas sortis du bois. On a encore besoin de votre appui, de vos dons, et de votre présence auprès de nos camelots.

Passez le mot, svp !