Dossier :

Boxe - Un jab pour avancer

© Alexandra Guellil

Encourager les jeunes par le biais du sport de combat afin d’obtenir une meilleure estime d’eux-mêmes, c’est l’objectif que s’est fixé l’organisme Ali et les Princes de la rue. Son fondateur Ali Nestor, 42 ans, parvient à mêler entrainement sportif et apprentissage scolaire, en offrant à ces jeunes des solutions pour avancer. Notre journaliste Alexandra Guellil l’a rencontré dans le quartier de Saint-Michel à Montréal où se situe l’académie Ness Martial.

« Rares sont ceux qui ont fait partie d’un gang de rue, s’ils sont ici c’est pour donner un autre sens à leur vie malgré les problèmes qu’ils ont eus avant », insiste Ali. Adolescent, celui-ci a lui-même flirté de trop près avec les gangs de rue. « C’est grâce aux sports de combat que je m’en suis sorti ! ».

Quelques années après, celui qui a remporté le titre UBO des super-mi-moyens en 2012 estime s’être repris en mains à temps et parvient à prendre un certain recul. « Les raisons qui font que l’on décide de faire partie d’un gang de rue sont les mêmes qu’aujourd’hui : recherche d’un sentiment d’appartenance, vouloir retrouver un soi-disant manque que l’on n’a pas à la maison, recherche d’une famille, besoin de se faire valoriser, etc. »

Au premier étage de la salle d’entraînement se trouvent des salles de cours et d’informatique. Grâce à différents programmes en place, les jeunes de 16 à 25 ans ayant des difficultés académiques peuvent ainsi reprendre les études. Les étudiants suivent des cours leur permettant d’obtenir un diplôme d’études secondaire ou de participer à des ateliers en employabilité, le tout en pratiquant les différents arts martiaux.