Reportage

Roller Derby - Féminisme et inclusion, comme sur des roulettes

Photo : Thibault Caron

Lors du très fameux Beast of the East, premier tournoi de roller derby de la saison, 16 équipes du Québec, de l’Ontario et de l’État de New-York se sont affrontées sur le terrain. L’occasion pour L’Itinéraire d’en apprendre davantage sur ce sport mythique, aujourd’hui largement dominé par les filles.


Début de saison à l’aréna Saint-Louis de Montréal. Sur la piste ovale, les équipes s’échauffent. Elles poussent des cris de guerre, motivent le public. Dans les gradins, ce dernier n’est pas en reste : depuis quelques années, à Montréal, le roller derby a repris du galon, entraînant dans son sillon une foule hétéroclite, qu’on n’attendrait pas forcément.

Car le roller derby a la réputation d’être un sport dur, militant. Pas du genre à attirer familles, poussettes et enfants. Et pourtant, dans une ambiance joviale aux odeurs de popcorn, celles-ci sont au rendez-vous.

Mais qu’a donc ce sport atypique pour les faire se déplacer un samedi, dans une aréna comble du Mile-End, alors que le soleil du printemps commence enfin à poindre ?

Bloquer ou jammer

Pour comprendre le roller derby, il faut d’abord en saisir les règles de base. Au coup de sifflet les deux équipes envoient cinq joueuses sur la piste, chacune d’entre elles chaussée de patins à quatre roues, type quad, et habillée des protections nécessaires.

Parmi ces joueuses, on trouve une jammeuse, un pivot et trois bloqueuses. Les jammeuses doivent marquer des points. Pour y parvenir, elles doivent dépasser les bloqueuses et les pivots du peloton, qui luttent avec vigueur pour les en empêcher.

Chaque séquence de jeu dure jusqu’à deux minutes et s’appelle un jam. La lutte peut être violente : un spectacle pour le public, un moment grisant pour les équipes, dont les noms — Les Filles du Roi, la Racaille ou les Contrabanditas — annoncent clairement la couleur.

Pour autant, tous les coups ne sont pas permis. On ne frappe pas quelqu’un dans le dos, on n’utilise pas ses mains ou ses avant-bras pour faire tomber ses adversaires, on ne s’agrippe pas à ses coéquipières pour empêcher le passage d’une joueuse de l’équipe adverse.

En dehors de cela, les joueuses sont invitées à se « lâcher lousse » sur la piste plate à l’oval irrégulier, une version simplifiée des anciennes pistes de roller derby.

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