Éditorial

du 1er avril

Éditorial du 1er avril

Par Josée Panet-Raymond

Rédactrice en chef

Nous sommes fiers de vous présenter dans cette édition une entrevue exclusive et inédite avec la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Inédite, parce que l’entrevue a été menée par cinq de nos camelots-rédacteurs, triés sur le volet en raison de leurs capacités d’effectuer le travail. Et c’est bien ces capacités qui suscitent la fierté : les camelots ont réalisé tout un cheminement avant d’y arriver.

Les cinq camelots qui ont participé à l’interview se sont préparés avec sérieux avant de rencontrer la mairesse.  Il ne s’agissait pas simplement de lire leurs cartons avec des questions qui leur étaient assignées. Ils ont choisi les thèmes qu’ils voulaient aborder avec Valérie Plante et en ont discuté en groupe au préalable. Ils ont également discuté des réponses de la mairesse après coup.

Le jour de l’entrevue, nous avions aménagé le Café de L’Itinéraire à la manière d’une conférence de presse, avec une console d’enregistrement, puisque l’entretien avec la mairesse fera l’objet d’une émission de radio spéciale diffusée sur les ondes de CIBL-FM, le 3 avril à 17 h.

Je me dois de féliciter notre journaliste-accompagnateur Laurent Soumis et Jason Paré, le responsable de la formation des camelots, également réalisateur bénévole à cette station de radio pour l’organisation de l’événement.

Boulot professionnel

Les camelots-intervieweurs ont fait leur boulot le plus professionnellement du monde. Ici, aucune complaisance; la mairesse s’est retrouvée face à des questions directes et rigoureuses sur des sujets peu abordés par d’autres médias.

Cet exercice de type journalistique mené par les camelots résulte de beaucoup d’efforts de leur part. Si la plupart dans ce groupe sont déjà rompus à l’art de la recherche, de l’entrevue, de la transcription et de la rédaction, d’autres en sont à leurs premiers pas. Mais chacun d’eux étaient rendus à cette étape, ayant progressé dans l’écriture dans le magazine au fil des ans.

Tous reviennent de loin. Tous ont surmonté bien des obstacles pour en arriver là. Je tiens à souligner leur persévérance et leur ouverture à apprendre et à améliorer leurs compétences et capacités.

Il faut dire que plusieurs autres camelots sont désormais assez solides pour réaliser des reportages de fond et des articles bien fouillés. D’ailleurs, pour la couverture des budgets fédéral et provincial, deux autres cohortes de camelots se sont rendues à Ottawa et à Québec pour participer à des huis clos réservés aux médias et aux experts qui analyseront les exercices financiers de nos gouvernements. À lire dans notre prochaine édition du 15 avril.

Enfin, j’attire votre attention sur la page 5 où une pastille indique le nombre de camelots qui ont participé à l’édition en cours. Depuis quelque temps, plus d’une vingtaine d’entre eux ont publié un article allant du simple mot de camelot à la chronique libre au reportage société ou culturel. Ils n’ont jamais été aussi nombreux à s’impliquer au sein de la rédaction.

Les impacts sur les camelots-rédacteurs sont indéniables. C’est un bon boost pour leur estime de soi et ils en retirent une grande fierté quand ils vendent leurs revues dans la rue. Et bien sûr, quand vous les félicitez pour leurs articles, vous venez valider tout ce travail, cette progression, ces réussites qu’ils ont accomplis.

Cet article intégral vous est offert gracieusement par L’Itinéraire.

Vous en voulez plus? Procurez-vous une copie auprès de votre camelot ou participez à l'aide à la rédaction en offrant un don.

 

Éditorial du 1er avril