Acteurs de changement

La déficience intellectuelle vécue au quotidien

La déficience intellectuelle vécue au quotidien

La déficience intellectuelle vécue au quotidien

Tous deux porte-paroles de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, les comédiens Gabrielle Marion-Rivard et Vincent-Guillaume Otis connaissent bien cette réalité, mais chacun à leur manière. Si Gabrielle a le syndrome de Williams, c’est par l’entremise de son frère Jean-Sébastien que Vincent-Guillaume a été sensibilisé à cette condition.

PAR ISABELLE RAYMOND

CAMELOT MÉTRO JOLICOEUR

Accompagné de Jean-Sébastien, Vincent-Guillaume Otis a animé cet automne le Cabaret Singulier pluriel. Il s’agissait d’un spectacle-bénéfice pour la déficience intellectuelle. C’était la première fois qu’ils partageaient une scène : « Ça s’est très bien passé, c’est une expérience qui restera gravée dans ma mémoire pour un bout de temps. Ç’a toujours été un rêve de monter sur scène avec mon frère, surtout dans le cadre de la Semaine de la déficience intellectuelle. On s’est découvert une grande complicité. C’était une belle soirée, pas parce que mon frère et moi étions sur scène, mais parce qu’on célébrait la déficience intellectuelle. Il y aura peut-être d’autres occasions », nous partage-t-il.

 

Le grand public a connu Gabrielle Marion-Rivard grâce au film Gabrielle réalisé par Louise Archambault en 2013, dans lequel Vincent-Guillaume tenait également un rôle. Elle était très enthousiaste lorsqu’elle a appris qu’elle obtenait le premier rôle. « C’était vraiment un rêve pour moi, parce que je suis une grande cinéphile et je suis très fière. Depuis ce temps, les gens m’arrêtent dans la rue et me demandent : “ est-ce que c’est toi Gabrielle ? ” Le monde m’accepte beaucoup. C’est le fun de voir que le film Gabrielle a changé la vie de plusieurs personnes qui ont une déficience intellectuelle », nous raconte-t-elle.Un film qui a également eu un impact sur les parents des personnes déficientes qui l’ont remercié pour son travail.

 

Pour sa part, Vincent-Guillaume affirme que son frère l’a grandement aidé à être un meilleur comédien : « Être un acteur, c’est avant tout d’être à l’écoute. C’est un métier d’ouverture. Quand tu joues un personnage, il ne faut pas que tu le juges. Donc, si tu es déjà très ouvert, tu pourras embrasser ton personnage avec tous ses défauts. Mon frère m’a appris ça, avec ses différences à lui. Cette sensibilité-là, c’est lui qui me l’a donnée comme cadeau. »

 

Cet extrait vous est offert gracieusement par L’Itinéraire.

Vous en voulez plus? Procurez-vous une copie auprès de votre camelot ou participez à l'aide à la rédaction en offrant un don.