Entrevue :

Un parcours miroir à Florence K

Florence K. © Itinéraire

Dans cet article, notre camelot Isabelle Raymond échange avec l’auteure-compositrice et interprète Florence K qui a un parcours en santé mentale similaire à elle. Fin 2015, celle-ci a publié un livre-témoignage, Buena vida, où elle parle de la dépression majeure qu’elle a vécue de septembre 2011 à mars 2012. L’artiste a eu besoin de trois ans pour avoir le recul et mieux comprendre la mécanique de la maladie mentale. Le bouquin, qu’elle a rédigé en seulement trois mois, lui a servi à combattre la stigmatisation.

Quiet Nights
avec Matt Dusk

Productions J, 2016

I’m leaving you
Univeral, 2013

Havana Angels
Musicor, 2010

La historia de Lola
Musicor, 2008

Bossa blue
Musicor, 2006

Live au Lion d’Or
Production Red Blues, 2005

DÉCOUVREZ L’ARTICLE INTÉGRAL DANS L’ÉDITION DU 1ER JUILLET 2016, DISPONIBLE AUPRÈS DE VOTRE CAMELOT PRÉFÉRÉ(E)

Quand Isabelle a fait sa psychose, elle entendait des voix, elle ne pensait pas que c'était problématique car elle croyait que ça allait disparaître comme une grippe. « C'est vraiment à l'hôpital que j'ai accepté que j'étais malade. Au départ, je ne voulais pas prendre mes médicaments, mais les infirmières m'ont expliqué que j'étais malade, que c'était comme un diabétique qui a besoin de son insuline. J'avais peur de rester comme ça de façon permanente, relate Florence K. Dans les années 1950-1960, le monde malade demeurait en institut indéfiniment. Ils étaient condamnés à rester comme ça. Avant ça, on croyait qu'ils étaient possédés, on faisait venir des prêtres pour les exorciser».

Isabelle, qui a suivi le programme Transart de l’organisme L'Atelier, sait que la thérapie passe notamment par l’art. « L'art dans la thérapie, c'est très important lorsqu'on a un problème de santé mentale, on a du mal à verbaliser et gérer ce que l'on ressent, soutient Florence K dont son état est stable depuis deux ans. L’exercice physique est aussi un antidépresseur naturel, c'est vraiment important dans ma vie. Ce qui m'a aidée aussi à aller mieux, ce sont mes études en psychologie. Ça m'a permis de mieux comprendre ce que j'ai vécu, à le normaliser et à me détacher de la maladie ».