Éditorial

Musique… sans frontières 

Photo  : alphaspirit (123rf)


Josée Panet-Raymond

Rédactrice en chef

Pouvez-vous imaginer la vie sans musique ? Moi non plus. Vivre sans musique c’est comme vivre dans un monde sans eau, sans soleil, sans amour.

Dans cette édition du magazine, nous explorons les effets de la musique sur le cerveau, ses bienfaits et son influence sur nos neurones. Il existe une myriade d’études qui expliquent pourquoi la musique stimule, pourquoi elle calme, elle nous fait danser, nous fait pleurer. Notre journaliste a réalisé une entrevue très intéressante avec un chercheur de Montréal à ce sujet.

Tenez, pour écrire cet éditorial, je me suis branchée sur YouTube et j’ai tapé « musique pour stimuler la concentration ». Je suis tombée sur L’Effet Mozart. Et ça fonctionne ! Les airs d’Amadeus accompagnent mon écriture sans complètement envahir mon cerveau, laissant de la place pour que les idées et les mots prennent forme.

Maintenant, si je veux évacuer des émotions fortes, un surplus de stress négatif, j’opterai plutôt pour « L’effet Led Zeppelin » idéalement joué à tue-tête. Pour décompresser, le choix oscillera entre Miles Davis et Bach, pour la nostalgie ce sera Barbara ou Brel, pour danser, pour fêter, pour réfléchir, ou ne penser à rien, il y aura toujours un air, qu’il soit du passé ou de ces nouveaux artistes qu’il fait plaisir de découvrir.

Toute musique a son effet, des rythmes de percussion les plus primaires, aux mélopées les plus complexes du jazz, en passant par les cadences entraînantes du hip hop.

Un langage universel

Mais au-delà de l’effet qu’elle a sur nous en tant qu’individu ou encore comme groupe, la musique joue un rôle important à l’échelle mondiale. Elle a un pouvoir unificateur, puisqu’elle est un langage universel. Allez dans un pays où vous ne connaissez pas la langue, sortez un instrument de musique, mettez-vous à chanter et voyez l’attrait que ça exerce sur les gens. Les frontières tombent, le temps d’une chanson. C’est probablement l’une des plus grandes actions pour la paix sur Terre.

Je peux vous dire qu’ici, à L’Itinéraire, la musique occupe une place de choix. Depuis deux ans nous avons mis sur pied notre band-maison, Itinérock qui réunit des membres du personnel et des camelots, en vue du show annuel des Fêtes. Ça nous rend heureux, c’est inclusif puisque ça permet à tous de s’exprimer à sa façon et on découvre plein de talents insoupçonnés dans notre entourage.

Et chantez maintenant !

Jouer de la musique et chanter ont aussi des vertus thérapeutiques. Par exemple, chanter en chœur est une source d’énergie incroyable. Je fais partie d’un ensemble vocal et je peux en témoigner. On arrive un soir de pratique avec la journée dans le corps et après deux chansons, on a un regain d’énergie. On vit des choses difficiles, la communion des voix a un effet apaisant, voire même curatif. Et puis, physiquement, le chant a ses bienfaits indéniables; on s’oxygène, on relâche nos tensions, on libère nos émotions refoulées.

Tout le monde devrait chanter ! Même si on chante comme une casserole, comme c’est le cas de mon ami Pierre, on a toujours un plaisir fou à se défouler en poussant la chansonnette.

Enfin, je conclus en laissant la place à l’auteure-compositrice et magnifique chanteuse Marie-Claire Séguin qui exprime si bien ce qu’est la musique. (Vous pouvez aussi retrouver son mot ainsi que ceux d’autres artistes que notre camelot-poète Siou a recueillis dans le À propos en page 46.) Ma compagne de toujours, ma maison, ma fidèle dans tous les moments de ma vie, ma nécessaire, ma créative... La musique, ma voyageuse et mon lien avec mes frères et sœurs de la planète entière… Merci ! 

Cet article intégral vous est offert gracieusement par L’Itinéraire.

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