EXTRA MUSIQUE

Des camelots vedettes d’un vidéoclip de Bernard Adamus !


Yvon Massicotte

Camelot Renaud-Bray Côte-des-Neiges et Métro Université de Montréal

 

Quatre participants de L’Itinéraire figurent dans le dernier vidéoclip de Bernard Adamus, diffusé à partir du 6 novembre 2017. La chanson La part du diable apparaît sur son troisième album, Sorel Soviet So What.

La réalisatrice du vidéoclip, Frédérique Bérubé, s’est présentée à L’Itinéraire pour recruter quatre camelots. Une vingtaine d’entre eux se sont inscrits et ont passé un petit casting avec elle, suivi d’une entrevue. Les candidats choisis sont les camelots France Lapointe (Mont-Royal / De Mentana), Suzanne Leblanc (Saint-Denis / Ontario), Jean-Claude Nault, alias Elvis (métro Guy-Concordia), et moi-même.

On nous a donné rendez-vous dans un atelier du Mile End. Et on a même eu droit à un transport en limousine, et non un taxi, aux frais de la réalisatrice ! Notez que pour un camelot, se promener en taxi gratuitement, c’est déjà très rare. Arrivés à destination, on a commencé sans trop tarder à nous maquiller et nous habiller dans un style très rétro, dans un décor ressemblant à une table de festin ornée de chandelles et d’apparats d’une vieille époque.

Mon déguisement était celui d’un roi coiffé d’une couronne avec une autre couronne à l’intérieur. Je ressemblais plutôt à un fou du roi. Aussi je possédais quatre bras. J’avais un collier du genre égyptien très large, garni de bouchons de bières peints couleur or. France Lapointe m’a baptisé « le roi bouchon » et a remarqué qu’il me manquait quelques bouchons. Nous avons bien ri car elle faisait allusion, tout comme moi, au fait que c’était dans ma tête qu’il manquait des bouchons.

France était habillée et maquillée à la manière d’une dominatrice qui tenait une chaîne enroulée autour du cou de Jean-Claude Nault qui, lui, était coiffé d’un masque d’un animal mystique, un genre d’hippocampe avec des cornes. Dans son rôle, il tentait toujours de vouloir aller jouer dehors mais France tirait sur la chaîne en disant : « Reste ici niaiseux ! » Quant à Suzanne, elle était maquillée et ressemblait à une jolie princesse. Son rôle était de dorloter un gros poisson qu’elle adorait et qu’elle caressait. Elle refusait qu’on y touche car elle l’aimait tellement qu’elle ne cessait de l’embrasser.

Ce fut là une belle expérience d’être acteur d’un jour. Nous nous sommes peut-être découverts de nouveaux talents…

Cet article intégral vous est offert gracieusement L’Itinéraire.

Vous en voulez plus? Passez voir votre camelot ou participez à l'aide à la rédaction en offrant un don