ÉDITORIAL

La fierté d’expression

Photo : Mario Alberto Reyes Zamora, ZRAM

Par Josée Panet-Raymond

Rédactrice en chef

 

Pendant notre événement Camelot d’un jour, le 21 septembre, nous aurons l’occasion de travailler avec des personnalités que vous connaissez bien pour sensibiliser la population au travail de nos camelots. Enfin, une partie de leur travail, puisque la vente, pour beaucoup d’entre eux, ne constitue qu’un des aspects de leur implication à L’Itinéraire.

Vous les apercevez sur leurs spots de vente, beau mauvais temps à vous inciter à acheter L’Itinéraire. Bon nombre d’entre eux vous diront qu’ils ont écrit dans le magazine et qu’ils en sont fiers. Et avec raison !

Il n’y a pas si longtemps, les camelots n’étaient pas très nombreux à écrire dans le magazine, et encore moins à s’engager dans des reportages de fond et des articles journalistiques étoffés. Aujourd’hui, il est impensable qu’ils n’assurent pas au moins 50 % du contenu de la revue. C’est ce qui fait la spécificité de L’Itinéraire : son point de vue unique et l’authenticité des propos des camelots, eux qui sont sur le plancher des vaches et connaissent bien les enjeux que nous défendons.

Ce qui fait plaisir d’autant plus, c’est de voir des gens qui écrivaient peu, qui avaient du mal à communiquer, qui pensaient qu’ils n’avaient rien à dire, prendre leur place au sein de la rédaction du magazine. Que de talents se sont révélés depuis les dernières années !

On voit des camelots qui se sont épanouis et qui ont progressé dans leurs capacités d’écrire, de faire des entrevues et de la recherche. Ils ont l’opportunité d’améliorer leurs compétences en s’inscrivant aux cours d’informatique pour apprendre à mieux maîtriser cette bête qui leur faisait peur auparavant. Plusieurs deviennent plus rapides au clavier et beaucoup savent désormais comment se servir efficacement des fonctions d’un ordi.

Ce qui fait encore plaisir…

C’est de voir de plus en plus de camelots venir faire leur tour dans la salle de rédaction pour proposer des sujets, travailler avec notre équipe et avec les bénévoles. On constate aussi que des camelots qui mettaient rarement les pieds à la rédaction s’impliquent maintenant dans le magazine.

À la rédaction, on se réjouit toujours de voir de nouveaux visages. Et puis, on ne manque jamais de souligner aux participants combien on aime leur textes et de leur laisser savoir qu’ils nous font vivre des émotions avec leurs mots, avec leurs histoires.

Ils et elles nous inspirent. Ils contribuent à faire de L’Itinéraire l’un des meilleurs journaux de rue au monde. Et je n’exagère pas !

Pas toujours facile…

Ceux et celles qui se sont impliqués dans le magazine vous le diront : c’est valorisant et ça rend fier de voir son texte publié dans le magazine. En tant que journaliste de métier, j’en sais quelque chose !

Par contre, ça demande des efforts et un engagement. Et ce n’est pas toujours évident pour certains de respecter des échéances, d’aller jusqu’au bout du travail, d’accepter qu’on corrige ou qu’on coupe du texte. C’est une réalité avec laquelle il faut composer, qu’on soit journaliste professionnel ou rédacteur dans un journal de rue. Si on corrige, c’est parce qu’il y a des fautes, si on coupe, c’est que c’est trop long et ça n’entre pas dans la page, si on propose de changer des tournures de phrases, c’est simplement pour rendre un texte plus attirant pour les lecteurs. Parce qu’en bout de ligne, c’est pour les lecteurs qu’on écrit, pour les informer, les sensibiliser, les divertir. Ce sont eux qui achètent notre magazine.

Enfin, un petit message directement à nos camelots : Une des belles récompenses de mon travail de red’chef est la fierté de voir vos textes, reportages et articles dans le magazine. Vous avez tous et toutes votre place dans les pages du magazine. Sans vous, L’Itinéraire ne serait pas ce qu’il est.

 

Cet article intégral vous est offert gracieusement L’Itinéraire.

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