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Sainte-Marie-Saint-Jacques : Ensemble pour sauver le comté

Manon Massé, députée provincial de Sainte-Marie - St-Jacques et le Maire de Montréal Denis Coderre. Photo : Mario Alberto Reyes Zamora

Par Geneviève Bertrand

« Il reste une semaine pour gagner ! », a clamé Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques (SMSJ) et porte-parole par intérim de Québec solidaire, le 20 février dernier. La mobilisation se poursuit pour sauver cette circonscription qui attise le feu, en raison de l’intention du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) de fusionner SMSJ à Westmount-Saint-Louis pour en faire une nouvelle circonscription appelée Ville-Marie. « Le député de SMSJ, par le passé, a toujours été le porte-voix des gens marginaux et démolir le Centre-Sud c’est enlever une voix aux personnes marginalisées », dit-elle en entrevue, s’adressant particulièrement aux lecteurs de L’Itinéraire.

« C’est un moment crucial pour ce quartier historique qui a réuni des fondateurs de Montréal. Les centre-sudistes sont au cœur de ce qui a été attaqué; qu’on pense à la construction du pont Jacques-Cartier, de Radio-Canada, de Télé-Québec ou bien de l’identité dans le Village avec les LGBT qui se retrouvent exclus. Nous avons une pétition de 14 000 signatures et avons rassemblé plus de 400 personnes dimanche dernier », a lancé la députée lors du rassemblement.

Suite à cet évènement, la pétition a été déposée au DGEQ, Pierre Reid, à l’Assemblée nationale mardi dernier pour réclamer un processus de consultations publiques digne de ce nom sur la révision de la carte électorale proposée par la Commission de la représentation électorale.

Réactions

Photo : Mario Alberto Reyes Zamora

« C’est un message de pertinence de conserver SMSJ, alors que c’est le 375e de Montréal; ce serait plate de perdre un comté. On attend le rapport final du DGEQ et aujourd’hui c’est une œuvre de démocratie. Vous avez mon appui et l’ensemble des Montréalais montre une réaction colossale. On demande au DGEQ de refaire ses devoirs et nous travaillons jusqu’à la fin pour conserver cette circonscription », insiste pour sa part, Denis Coderre, maire de Montréal.

De son côté, Valérie Plante, cheffe de l'Opposition officielle à l'Hôtel de ville de Montréal, se rallie à M. Coderre et Manon Massé. « C’est comme si on disait qu’on va séparer un village en deux : ça ne se fait pas. »

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) s’ajoute à la lutte pour la préservation de cette circonscription. « Pourquoi la Commission scolaire s’implique? Il y a une augmentation de la population montréalaise dans ce secteur et les écoles de ce quartier sont très défavorisées. C’est pourquoi il est très important de conserver une députée à l’Assemblée nationale », déclare Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM.

« Les mariages forcés ne sont jamais heureux. Ces citoyens, qui sont les plus précarisés de Montréal, n’ont jamais été consultés », s’insurge Robert Beaudry, directeur, Le PAS de la rue. 

Parmi les organismes communautaires invités, on retrouve, entre autres, la Corporation de développement communautaire du Centre-Sud avec son directeur François Bergeron, le Conseil québécois LGBT et sa directrice générale Marie-Pier Boisvert, ainsi que Cactus Montréal, le Sentier Urbain, sans oublier le Groupe communautaire L’Itinéraire.

 

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