Dossier :

« Laissons-les s’organiser comme les autres travailleurs autonomes »

Par Jo Redwicth - Camelot Métro Berri-UQAM, et McGill / Square Phillips

Pour lire l’article complet, procurez-vous l’édition du 1er juin 2016 auprès de votre camelot préféré(e).

Pascale Robitaille, sexologue. © Milton Fernandes

Pascale Robitaille, sexologue, nous dresse un portrait de sa clientèle, qui se compose notamment de travailleurs et travailleuses du sexe. Elle s’oppose aux nouvelles dispositions de la loi qui, selon elle et ses clientes, se détournent du vrai problème : la violence faite aux femmes.

« La victoire des TDS se trouve dans la décriminalisation et non dans la légalisation. Je vois la décriminalisation comme une étape incontournable pour améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs et travailleuses du sexe. On ne doit pas considérer la prostitution comme un problème social dont on doit se débarrasser. Les agressions et la violence sont le vrai problème social à combattre », dit-elle.

Celle qui a obtenu son diplôme en sexologie en 2006 a travaillé plusieurs années pour Stella, un organisme communautaire qui vient en aide aux personnes œuvrant dans le milieu du travail du sexe. Aujourd’hui, la sexologue a sa propre clientèle, mais elle travaille toujours en collaboration avec l’organisme.

« Quand on fait des lois spécifiquement pour des groupes d’individus, qu’on les étiquette comme des criminels, des déviants, on envoie le message que ce qu’ils font n’est pas normal, même illégal. Cela contribue énormément à la stigmatisation et à une mauvaise estime de soi », poursuit-elle.