ÉDITORIAL

Métro, boulot, camelots

Pouvez-vous imaginer Montréal sans métro ? Impensable ! Le métro fait partie du quotidien des Montréalais depuis maintenant 50 ans. Ça vaut la peine de le souligner. Et c’est pour cette raison que nous consacrons un dossier entier à ce fleuron du transport en commun de la métropole.

Si ces rames bleues souterraines pouvaient parler, elles témoigneraient d’un grand pan de l’histoire de la ville. Dans un passé pas si lointain que ça, il fallait se fier uniquement aux tramways et aux bus pour se rendre à destination. Dans les années 1950, me relatait un parent maintenant décédé, il fallait voyager des heures de Ville Mont-Royal, un secteur alors en grande partie agricole pour se rendre au centre-ville de  Montréal en « p’tit char » comme on appelait les tramways à l’époque.

En 1966, à l’aube de l’Expo 67, le métro a littéralement mis Montréal sur la mappe. La ville s’est reconstruite autour des stations, qui sont devenues des points de référence.

Le développement de Montréal se fait alors à la vitesse grand V. Les frontières de la ville s’étendent. Les plus vieux se rappelleront qu’au nord du boulevard Crémazie dans les années 1960, c’était encore la campagne. Personnellement, je me souviens qu’à la fin des années 1980, la Ville arrachait les derniers rails de tramway qui étaient encore visibles sur la rue Van Horne à l’époque où la STM implantait la nouvelle ligne bleue. D’ailleurs, un article sur l’histoire du métro dans nos pages donne un bon aperçu de l’évolution du métro au fil des ans.

 

Salut Shawn, bonjour Charles-Éric !

Un petit mot pour saluer Shawn Bourdages, qui a été à l’emploi de L’Itinéraire pendant cinq ans, dont une grande partie comme chef du développement social. Shawn nous a quittés pour explorer de nouveaux défis. Il laisse derrière lui plusieurs belles réalisations, notamment la mise en place du Café de maison ronde au Square Cabot. Sa vive intelligence, son grand cœur et son rire tonitruant nous manqueront. C’est désormais notre très dynamique collègue Charles-Éric Lavery, jusqu’alors responsable de la formation des participants qui prendra les rênes du développement social. Du vent dans les voiles, C-E !

Des témoins privilégiés

Il faut dire que les gens les mieux placés pour parler des diverses stations de métro et de la vie qui y bat sont nos camelots. Ils et elles sont répartis un peu partout le long des 68 stations de métro à Montréal, à Laval et à Longueuil. Ce sont leurs lieux de travail et ils en connaissent les moindres recoins, les commerces, les travailleurs, les changeurs, la ville souterraine. Découvrez leurs récits dans cette édition.

Cette ville sous la ville est également le lieu de belles et de moins belles histoires. Elle abrite l’espoir et le désespoir avec les itinérants qui y trouvent refuge, des gens qui les aident, des héros qui viennent au secours des personnes en difficulté. En revanche, elle permet à des gens d’explorer plus facilement des endroits de la ville et de l’extérieur de la ville. C’est un lieu de rassemblement, de rencontres et de découvertes.

Aujourd’hui avec près de 414 millions de déplacements annuellement, le métro est en train de se moderniser encore une fois avec ses nouvelles voitures Azur. Les projets d’expansion permettront de rapprocher encore davantage les régions moins accessibles à la métropole.

Enfin, j’aimerais souligner ici le soutien de la STM aux camelots de L’Itinéraire. Non seulement la Société de transport de Montréal ouvre-t-elle les portes du métro à nos camelots, mais elle fournit chaque année à notre organisme une importante quantité de titres de transport qui leur sont destinés ainsi qu’à nos bénévoles. Merci à la STM !

Photo : Mario Alberto Reyes Zamora

Cet article intégral vous est offert gracieusement par L’Itinéraire. Vous en voulez plus? Passez voir votre camelot ou participez à l'aide à la rédaction en offrant un don.