DOSSIER

Vivre après sa sentence

Comment faire pour effacer une immense tache dans son CV et redevenir  « un bon citoyen », ou simplement vivre après une sentence ? Notre camelot Mathieu Thériault a regardé le chemin parcouru par Pierre, un ancien détenu, qui a réintégré le marché du travail depuis trois ans. Il est passé par un organisme de réinsertion sociale appelé Opex 82, spécialisé dans l’employabilité des personnes judiciarisées.

Le directeur de cet organisme, Michel Monette, confirme : « Avoir un casier judiciaire aujourd’hui, c’est une sentence-vie ».  Pour avoir un pardon de nos jours il faut attendre dix ans et les frais sont passés de 75 $ à plus de 631 $. Il est difficile juste de songer à retrouver un emploi digne de ce nom alors que les employeurs vérifient les antécédents.

La plupart des détenus libérés fréquentent à leur sortie des maisons de transition où ils doivent respecter leurs conditions de libération et entamer des démarches concrètes afin de se réintégrer dans la société. David Henri, futur coordonnateur de L’Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) dont est membre Opex 82, considère que le fait d’avoir un chum ou une blonde non judiciarisé est le facteur le plus important d’une réintégration réussie. Souvent les jobs offertes en prison préparent mal au marché de l’emploi. « Plus il y a des libérations conditionnelles, moins les gens font de longues sentences, meilleures sont les chances de réintégration », estime Caroline Lebel, coordonnatrice d’Opex 82.

Lisez l’article intégral dans l’édition du 1er octobre 2016, disponible auprès de votre camelot.