Sentinelles

Cette vidéo a été offerte par l'Agence Upperkut.

Vous ne sortirez pas indemne de ce livre symphonique, c’est-à-dire que vous en sortirez ouvert et palpitant. Et il ne vous sera plus possible de regarder les camelots de la même manière. Ni les itinérants, d’ailleurs. Peut-être vous apparaîtront-ils enfin tels qu’ils sont vraiment : des sentinelles. Des sentinelles postées judicieusement au coin des rues pour nous empêcher d’oublier notre solidarité, notre humanité.

Monique Proulx

En vente dans la rue !

20 $ Auprès de votre camelot

 25 $ dans les librairies partenaires

 

25 $ Par envoi postal (Québec seulement), 

appelez au 514-597-0238 poste 221

 

Sentinelles se trouve aussi dans les bibliothèques :

Présentation de l’éditeur

25 ans, 100 textes, des milliers d’histoires

Avant le journal, il y avait la rue. Une quinzaine de femmes et d’hommes blessés par la vie qui demandaient un local pour se retrouver. L’Itinéraire se proposait alors à eux comme un groupe d’entraide autonome, indépendant et maître de ses décisions, un milieu de vie ouvert où on acceptait ceux qu'on avait rejetés partout ailleurs. On venait s’y réchauffer, y prendre un café, discuter, s'impliquer ; on organisait la prise de parole et on développait des projets. Au printemps 1992, on décidait de rédiger un journal qui serait distribué gratuitement dans les organismes, les maisons de chambres, au plus près des exclus. « Nous aimerions donner la chance aux gens d’écrire sur différents sujets en les invitant à sortir de leur solitude », disait-on.

Quelques publications plus tard, à l’été 1993, on testait le temps d'une semaine la vente de ce journal dans la rue. Et ça fonctionnait. L’organisme, rebaptisé Groupe communautaire L’Itinéraire, aurait désormais un produit à vendre ; L'Itinéraire deviendrait en 1994 un journal de rue, ses participants, des camelots.

Petit à petit, l’outil d’expression et de sensibilisation s’est fait une place dans les rues montréalaises, dans l’espace médiatique et dans le cœur de ses lecteurs. Il a évolué avec les époques, a changé plusieurs fois de périodicité, de papier, de format et de prix. Dans le même temps, le groupe s’est structuré et a développé ses services : accompagnement psychosocial, aide au logement, soutien alimentaire, formation. En 25 ans, des milliers d'individus y ont trouvé un travail et une tribune, y ont retrouvé le sourire et la dignité.

Aujourd’hui, plus de la moitié des pages de L'Itinéraire est rédigée par ses camelots-participants. On tente, comme au commencement, de les placer au cœur des projets. Et inévitablement, c'est de quelques-uns d'entre eux qu'est venue cette idée d’anthologie, des amoureux des mots qui ont passé en revue plus de 500 publications s'étalant du printemps 1992 à l’été 2016. À partir de leur présélection, un jury de sympathisants a eu pour mandat de retenir 100 textes avec comme première consigne de faire confiance à ses émotions.

Ce recueil rappellera au magazine qu'il n'aura de raison d'être que tant qu'il demeurera « la voix des sans-voix ». Certains des auteurs que vous lirez ou relirez dans ses pages pourront vous dire à quel point l’écriture a été pour eux tantôt libératrice, tantôt salvatrice. D’autres ne sont tristement plus là pour vous le raconter et cet objet se veut, aussi, un hommage à leur mémoire.

Merci à notre illustrateur…

Sébastien Thibault

L’illustration de la couverture de Sentinelles a été réalisée bénévolement par Sébastien Thibault. L’artiste québécois réside à Matane. Il collabore régulièrement avec des journaux et magazines prestigieux comme Time Magazine, The New York Times, The Guardian, Wall Street Journal ou encore Le Monde, pour ne citer que ceux-là.

...Et à nos imprimeurs

L’Itinéraire a confié l’impression de Sentinelles à Katasoho, une entreprise familiale montréalaise qui se distingue par son engagement social et sa volonté d’inclure des préoccupations environnementales dans son processus de production