Titre
FERMER CETTE FENÊTRE
   Accueil  |  S'inscrire à notre bulletin  |  Nous joindre  |  FAQ  |  Plan du site
Accueil de L'itinéraire Vous avez le don de faire une différence
Accueil de L'itinéraire Le magazine L'Itinéraire Le Groupe  L'Itinéraire De a à b


Infocommode.org
Le trottoir des célébrités ParcoDon

Géotourisme

Educalcool

Caisse du Quartier-Latin de Montréal

Content on this page requires a newer version of Adobe Flash Player.

Get Adobe Flash player





Publications et informations
Contes et comptes du prof Lauzon
Rions un peu avec le ministre provincial libéral Claude Béchard au pays des pétrolières (1e partie)
Texte de Léo-Paul Lauzon, professeur au département des Sciences comptables et titulaire de la Chaire d’études socioéconomiques de l’Université du Québec à Montréal - 1er mars 2008

Léo-Paul LauzonAvec cette série d’articles «Rions un peu avec…», on s’amuse avec des humoristes qui s’ignorent et qui, au lieu de faire rire le monde, rient carrément d’eux afin de parvenir au modèle de société souhaité et exigé par leurs maîtres.

Je suis trop tendu, trop sur le «gros nerf», que ne cessent de me répéter mes thérapeutes, Pancho et Igor. Il faut que je me calme les pompons, sinon ils vont faire intervenir un troisième thérapeute du nom de Roger, un journaliste quérulent recyclé dans la méditation existentielle cognitive.

Ne me demandez surtout pas en quoi ça consiste, je ne le sais pas et il ne le sait pas lui non plus. Mais je sais qu’il a obtenu son diplôme aux States en six mois. Ne riez pas, l’ex-chef du Parti québécois, André Boisclair, a bien obtenu lui aussi sa maîtrise en administration de la «prestigieuse» Université Harvard en moins d’un an. Vous savez bien qu’aux États-Unis on peut tout obtenir avec du fric, même des doctorats par correspondance. Lucien Bouchard, l’expert en lucidité qui n’a jamais caché son amour profond et inconditionnel pour ce pays, vient de demander à son fils d’y aller pour entreprendre ses études universitaires. On souhaite juste qu’il ne nous revienne pas avec les mêmes idées que son paternel, sinon on n’est pas sorti du bois, pour ce qu’il en reste au Québec.
Continuons, si vous le permettez, avec notre très cher ministre libéral des Ressources naturelles du Québec Claude Béchard, qui s’est énervé récemment le poil des jambes sur le dos des pétrolières et des papetières. Une histoire loufoque qui pourrait très bien faire l’objet d’un téléroman.

«Le litre d’essence à… 1,13 $, un cadeau pascal des pétrolières. Les pétrolières ont sorti un lapin en vue du week-end de Pâques : elles ont majoré le prix de l’essence de plus de 10 cents le litre», écrivait Yvon Laprade dans le Journal de Montréal du 4 avril 2007. (…) Puis, pour le long congé de la Fête des patriotes, le Journal de Montréal du 19 mai 2007 titrait en première page : «Les pétrolières défient le ministre Béchard. Nouvelle hausse du prix de l’essence : Bon congé». Enfin, dans Le Devoir du 11 juillet 2007, on titrait : «Les vacances commencent, le prix de l’essence s’emballe. Claude Béchard demande des explications aux pétrolières». Clisse, y vient de se réveiller! «Bienheureux les simples d’esprit, le royaume des cieux est à eux», peut-on lire dans Les Béatitudes.

En juin 2006, le ministre Béchard instaurait une taxe verte aux pétrolières afin de financer le Fonds vert créé pour s’attaquer aux émissions de gaz à effet de serre. «Fonds vert : Québec se fie à la «bonne volonté» des pétrolières», titre un article du Devoir du 8 décembre 2006. Si Jean Charest, notre courageux premier ministre, se fiait à la bonne volonté des pétrolières, Claude Béchard, lui, en appelait à la «responsabilité sociale» des entreprises. Réponse des pétrolières : «Il n’y a aucun doute que ces coûts seront refilés aux consommateurs», selon La Presse du 18 juin 2006. Même les dirigeants de la Ville de Montréal ont souscrit à ce folklore, tel que l’indique le titre de cet article du Devoir du 16 juin 2007 rédigé par Louis-Gilles Francoeur : «Gaz à effet de serre : Montréal souhaite que les pétrolières fassent un effort.» (…) Je vous l’avais bien dit qu’on se bidonnerait un peu, beaucoup!

Absolument pas question, mes amis, pour ces voleuses milliardaires d’assumer, en tout ou en partie, cette nouvelle taxe. En 2006, rien qu’au fédéral, les pétrolières ont eu droit à une aide gouvernementale de 1,4 milliard $ et à des baisses d’impôts sur le revenu de plus de 1 milliard $ qu’elles n’ont pas daigné répercuter dans le prix de leur essence, même modestement. (…) Mais si jamais on s’avise d’augmenter leurs impôts, ont assiste alors à une hausse «justifiée» et «nécessaire» du prix de l’essence. Il faut qu’elles soient compétitives, voyons donc ! Sans oublier que les pétrolières importent la majorité de leur essence pour desservir l’est du Canada et paient leurs factures en dollars américains. Avez-vous eu droit à une baisse significative des prix à la suite de l’augmentation récente du dollar canadien face à la devise américaine, qui s’est traduite par des milliards de dollars de profits additionnels pour les pétrolières? Poser la question, c’est y répondre, et dans la deuxième partie de cet article, nous verrons quelles leçons nous devons tirer de tout ça!

Page précédente  
L'Itinéraire©2007, tous droits réservés. Conception: Drafter.com Hébergement:Superwebpro

Logo industrie CanadaCette initiative est rendue possible grâce à une contribution financière
du programme
Francommunautés virtuelles d’Industrie Canada.
Les propos tenus dans ce site ne reflètent pas nécessairement l’opinion d’Industrie Canada.